quand t'es parti de ma vie


quelque chose s'est brisé. et ça a mené à notre perte. maintenant on est de simples connaissances. des étrangers qui se connaissent par cœur. hier on fleurissait ensemble grâce à l'un et l'autre, aujourd'hui on se laisse faner. en une fraction de temps, vite comme le vent qui éteint une chandelle, on est tombé dans un vide. je ne t'importe plus. tu m'oublieras vite. regarde, tu as déjà commencé. moi tu m'as laissée, brisée, chiffonnée, grafignée. plus rien ne me touche. je suis de marbre. je ne sens plus rien. la douleur, si grande, glace mon corps dans toute son intégralité. tellement que même l'eau de mon thé qui brûle ma langue ne me fait pas mal. les paroles, les regards, les jugements ne m'atteignent plus. tout ça le soir où t'es parti de ma vie. le soir où t'as décidé que je n'étais plus pour toi. c'est correct. j'pense? je me demande si tu as autant de peine que moi. si t'es triste. j'aurais cent mille questions à te poser. mais y'en a une couple dont j'suis pas prête à entendre la réponse. tu as brisé mon cœur fragile. celui que tu avais promis de protéger pour toujours. tu me parlais d'enfants, de maison, de métiers. mais j'imagine que tu t'es fait peur toi-même. ou pas. je ne le saurai sûrement jamais.

ce que je sais par contre, c'est qu'aimer sera à présent une toute autre chose. je sais que je vais avoir de la misère à faire confiance aux promesses que les prochains prétendants de mon cœur fracassé viendront me chanter. des promesses comme celles que tu n'as pas su tenir. ta parole ne vaut plus grand chose, tu le sais? non, et tu t'en fous.

mais dis-moi. tu m'as aimée pour vrai?

moi oui. je n'étais pas parfaite. mais je t'aimais sincèrement. tu as gaspillé cet amour. jusqu'à ce que mon intérieur se brise y laissant un gouffre impressionnant dans mon ventre. tu as perdu quelqu'un qui t'aimait vraiment et moi, quelqu'un qui ne m'aimait peut-être pas tant que ça. j'ai mes défauts et tu n'as simplement pas été capable de les accepter. oui, j'étais jalouse, mais toi aussi. mais c'était moi le problème. oui, je m'inquiétais pour peu. juste parce que je craignais d'être remplacée. je suis facilement remplaçable. mais tu sais quoi? je crois que tu n'étais pas prêt à m'aimer comme il faut. tu as décidé d'abandonner devant les obstacles au lieu de les surmonter. mais je ne pouvais pas t'obliger à être heureux avec moi. je te pardonne à moitié.

je te pardonne pas de m'avoir brisée.

je vais m'ennuyer. de tes yeux qui se baladent sur moi. de ta main qui vient envelopper la mienne. de nos corps gênés mais brûlants et fébriles l'un contre l'autre. aussi de ton chien qui venait me dire bonjour en se collant quand je passais le cadre de porte, de l'odeur, l'énergie.

du vélo pour rentrer chez nous en automne. des longues minutes à placoter au coin dandurand et bourbonnière. tu m'as donné les plus beaux 6 mois que j'ai jamais vécus. merci pour ça.

j'suis triste que ça se termine. qu'on soit des inconnus à présent. j'espère que t'es heureux.

j'espère une dernière chose au fin fond de moi; j'espère que tu ne m'oublieras pas.

mïa xx